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Histoire de la littérature française des origines à nos jours

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© 2000-2018 Josée Larochelle, Edwin Rossbach
Dans le cadre d'un cours sur la littérature française du Moyen Âge au XVIIIe siècle, les étudiants avaient à présenter un personnage historique sous forme d'entrevue. Le texte qui suit a été retenu comme la meilleure présentation du trimestre.

Auteurs : Guillaume Bouchard (Guy), Valérie-Anne Gagnon (Molière) et Olivier Samson-Robert (Dany, ou le Fou)

Guy : Bienvenue à Tout le monde en jase, merci d’être avec nous ce soir. Sans plus tarder, accueillons notre folle du roi : Dany Turcotte ! (Entrée d’Olivier) Salut Dany, t’as passé une belle semaine ? Bon, parle-moi de ça ! Eh bien, ne perdons plus de temps et accueillons notre premier invité. Il a été un précurseur dans le domaine du théâtre, de la littérature, de la comédie et… de l’inceste. Voici Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière ! (Entrée de Valérie-Anne) Bienvenue Molière et merci d’avoir quitté les vers de terre pour passer la soirée avec nous.
Molière : Ça me fait plaisir.
Guy : Je t’explique comment ça va se passer : je vais m’occuper de te poser des questions sur les éléments marquants de ta vie et Dany, qui est plus branché au niveau culturel maintenant qu’il est sorti du placard, va t’interroger sur tes plus grandes œuvres. Alors on va faire votre bio : vous êtes né à Paris en 1622, votre mère s’appelait Marie de Cressé et votre père, Jean Poquelin, qui était tapissier du roi. Vous avez étudié au Collège des Jésuites de Clermont, vous avez même obtenu un diplôme en droit à Orléans mais vous avez renoncé à tout ça pour créer l’Illustre-Théâtre en 1644, l’année où vous avez pris votre surnom de Molière, avec les Béjart, une famille de comédiens. Malheureusement, vous avez fait faillite en 1645.
Fou : Ça n’a pas été long !
Guy : Et, criblé de dettes, vous avez fait de la prison.
Fou : Vous ne deviez pas avoir des gymnases, des tatoueurs gratuits pis la télé satellite, dans ce temps-là !
Guy : Après votre séjour derrière les barreaux, vous avez entrepris une tournée de plusieurs années avec la troupe grâce à la protection d’illustres personnages. Qu’est-ce que vous avez fait exactement pendant tout ce temps-là ?
Molière : Eh bien, j’ai commencé ma carrière d’auteur comique en écrivant, en jouant et en mettant en scène quatre pièces.
Fou : Vous auriez fait de la concurrence à Gregory Charles !
Molière : D’ailleurs, une de ces quatre pièces, Le Dépit amoureux, a obtenu un très grand succès et cela nous a permis d’obtenir la protection de Monsieur, le frère du Roi, et,grâce à ce contact, nous avons pu présenter devant le Roi une farce, Le Docteur amoureux, qu’il a tout simplement adorée et il nous a même donné la Salle du Petit-Bourbon.
Guy : Vous partagiez d’ailleurs cette salle avec des Italiens, interprètes de la commedia dell’arte et vous étiez à ce moment directeur de la troupe. Continuant toujours dans votre ascension, votre nouvelle pièce, Les Précieuses ridicules, a obtenu un succès retentissant en 1659.
Molière : Oui, en effet, et, à partir de ce moment, je n’ai plus su m’arrêter : j’ai écrit cinq pièces de 1660 à 1662, dont la très populaire École des femmes.
Guy : D’ailleurs, L’École des femmes a été si appréciée que le Roi vous a accordé protection et pension, ce qui a créé bien des jaloux.
Molière : C’est bien vrai, j’avais la réputation de simple farceur, de bouffon, quoi. Alors, lorsque le Roi est tombé en pâmoison devant mon œuvre, vous pouvez imaginer la réaction de tous les autres dramaturges sérieux !
Fou : Et, dans cette pièce, on retrouve une caractéristique commune à presque toutes vos pièces, c’est-à-dire que le personage principal a un énorme défaut que vous exagérez. Dans ce cas-ci, le héros a une peur maladive d’être trompé. Et les défauts des personnages empêchent souvent deux amants de s’aimer librement, comme dans Le Bourgeois gentilhomme.
Guy : De plus, cette pièce marque votre mariage avec Armande Béjart. Madeleine Béjart, l’amante de vos débuts, était soit la sœur, soit la mère de votre épouse Armande ! Personne ne connaît encore la vraie histoire ! Voici donc (roulements de tambour)… La question qui tue : Préférez-vous les croustilles Lay’s naturelles ou les croustilles Lay’s ondulées ?
Molière : hum... ondulées.
Guy : Malgré tout, le résultat de ce mariage a été nul autre qu’un fils, Louis, baptisé en 1664 avec, comme parrain, le Roi Louis XIV et, comme marraine, Henriette d’Angleterre, duchesse d’Orléans.
Fou : C’était quasiment René-Charles, c’te p’tit-là !
Guy : Malheureusement, il est mort dans la même année… Et, toujours en 1664, vous étiez l’organisateur de la fête « des Plaisirs de l’Île Enchantée », à Versailles, et, comme vous saviez que le Roi appréciait la danse, vous avez créé le genre nouveau de la comédie-ballet.
Molière : En effet, ce nouveau genre allie danse, musique, théâtre et chansons, ce qui fut très apprécié.
Guy : Malgré tout, vous avez réussi à semer la controverse avec votre célèbre Tartuffe.
Molière : Oui, ce fut un dur moment. Cette pièce traite d’hypocrisie religieuse, alors elle a été bien vite censurée par tout ce qu’il y avait de religieux à l’époque.
Fou : Je pense que vos opposants n’avaient pas compris que vous essayiez de faire une critique sociale à travers l’humour et le divertissement… C’est comme Jeff Fillion, finalement !
Molière : De plus, nous avions de nombreux tourments et des ennuis avec les autres troupes de théâtre et même à l’intérieur de notre troupe.
Guy : Mais, en 1665, le Roi vous a offert une belle grosse nanane !
Molière : Pour sûr ! Le Roi nous a donné 7000 livres ainsi que le prestigieux titre de Troupe du Roi !
Guy : Mais, en 1666, on vous dit gravement malade. Votre vie était-elle constituée d’autre chose que de hauts et de bas ?
Fou : Ça devait vous coûter cher de Gravol !
Guy : D’autant plus que vous êtes demeuré malade pour le restant de votre vie et même après votre mort, d’après ce que je vois !
Molière, toussant : Oui, le trépas m’a permis de me sentir à peine mieux !
Guy : Ensuite, le reste de votre vie devient à peu près aussi intéressant qu’un épisode des Saisons de Clodine, c’est-à-dire que vous écrivez énormément et que vous présentez en tout 16 pièces de 1666 à 1673, année de votre mort. Nommons par exemple Le Tartuffe, qui sera finalement présenté, L’Avare, Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes et Le Malade imaginaire.
Fou : Et je dois dire que toutes ces pièces se rejoignaient autour d’un but commun, soit critiquer la société de votre époque. Vous critiquiez, par exemple, la religion, le matérialisme, le pédantisme et les mondanités qui caractérisaient le XVIIe siècle.
Molière : Oui tout à fait, je tentais de passer un message, mais toujours en utilisant l’humour et la comédie.
Guy : Vous avez finalement succombé lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire. Vous avez fait une crise sur scène alors que vous interprétiez le malade en question.
Fou : Quelle anecdote savoureuse ! J’pense que ça va être dans la bande-annonce !
Molière : Eh oui ! Que c’est juteux !
Guy : Et attention, ce n’est pas tout ! Puisque les artistes étaient excommuniés, ils étaient enterrés dans une fosse comune. Mais, grâce à l’intervention du Roi Louis XIV, vous avez pu être enterré en terre consacrée, de nuit.
Fou : Alors, félicitations pour votre bel enterrement ! Pour terminer, je vais faire un petit résumé des impacts que vous avez eus sur le théâtre. Vous avez innové au point de vue du jeu de l’acteur car, pour vous, les comédiens devaient être naturels et vous portiez une attention particulière à leurs gestes. Grâce à vous, on est passé du texte tout simplement récité au texte carrément joué. Et j’ai une carte pour souligner votre travail ! (Il lui remet une carte.)
Guy : Vous avez révolutionné la comédie, c’est grâce à vous si elle est telle qu’on la connaît encore aujourd’hui.Voici un exemple, tiré des Griffin, de ce qu’elle est aujourd’hui : « Hé Lois ! Diarrhée ! »