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© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach

La révolution industrielle est assurément le phénomène économique fondamental du XIXe siècle. L’invention de la machine à vapeur par l’Anglais James Watt, en 1782, a permis à l’Angleterre d’accélérer une industrialisation déjà bien avancée (les usines sont déjà monnaie courante au XVIIIe siècle en Grande-Bretagne, ce qui a provoqué là-bas le phénomène d’urbanisation, d’exode massif vers la ville de la population campagnarde). Il y a tant d’usines en Angleterre qu’on la surnomme alors « l’atelier du monde » : le pays est extrêmement riche et puissant. Il faut cependant comprendre que l’industrialisation massive amène d’autres phénomènes importants : les conditions misérables des ouvriers de tous âges, qui doivent travailler de longues heures à de très faibles salaires et sont souvent blessés ; l’expansion de l’industrie minière – en effet, pour obtenir de la vapeur pour les moteurs, il faut faire bouillir de l’eau et, pour cela, de grandes quantités de charbon sont nécessaires, ce qui fait qu’hommes, femmes et enfants travaillent en grand nombre dans des mines. La révolution industrielle s’accompagne ainsi de la naissance d’une classe nouvelle : le prolétariat. L’exode rural amène dans les villes de nouvelles masses ouvrières dont les conditions de vie sont particulièrement précaires. Sans autre ressource que leur salaire journalier (qui est soumis à des baisses successives dans la première moitié du siècle), hommes, femmes et enfants semblent asservis aux propriétaires des moyens de production. Ils habitent nombreux dans de minuscules maisons, sans toilettes ni eau courante, alignées le long de rues étroites et insalubres. L’air, saturé par les fumées des usines, est à peine respirable. Les maladies se propagent rapidement. Ceux qui sont sans emploi, encore plus pauvres (aucune mesure sociale n’existant alors pour permettre aux chômeurs de subsister), doivent voler pour survivre, ce qui accroît d’autant le taux de criminalité des faubourgs surpeuplés et sous-scolarisés.

Mais il est bien certain que l’essor de la mécanisation n’a pas que des mauvais côtés et qu’il permet l’amélioration des moyens de transport (le développement du chemin de fer, entre autres).

La révolution industrielle amène l’accélération de l’ascension sociale de la bourgeoisie aisée et des fortunes considérables s’édifient (il n’est alors pas étonnant de voir la place qu’occupe l’argent dans les romans réalistes, ceux de Balzac comme ceux de Zola).

« Le progrès scientifique connaît [aussi] un essor particulièrement remarquable, qui touche tous les domaines. Au grand développement des sciences physiques s’ajoutent les progrès de la médecine […] [dont] la découverte des vaccins par Louis Pasteur (1822-1895), tandis que la conception de l’évolution de l’homme est renouvelée par les théories de l’évolutionnisme et du transformisme (voir Darwin, De l’origine des espèces, 1860) 1. »



1. Précis de littérature par genre et par siècle, p. 85.