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© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach
Les États-Unis

Au début du XIXe siècle, les États-Unis d’Amérique sont une vaste nation en pleine croissance. Mais il ne faut pas confondre le développement de l’Amérique avec celui de l’Europe, puisqu’au moment où l’oncle Sam se fait cow-boy et confisque aux « Indiens » les terres qu’il convoite, Gustave Eiffel, de l’autre côté de l’océan, pense déjà à l’érection d’une tour grandiose…

On peut d’abord rappeler qu’en 1700, la France possède l’immense colonie de la Louisiane, au centre de l’Amérique du Nord. En 1803, le gouvernement américain rachète ce territoire, ce qui double la surface des États-Unis. Les Américains commencent à s’y installer et fondent de nouveaux États. Ils s’installent aussi au Texas, territoire appartenant alors au Mexique. En 1835, les Texans se déclarent indépendants du Mexique et les Mexicains, qui se battent pour garder leurs terres, sont vaincus. Ce territoire sera annexé aux États-Unis en 1845.

Progressivement, des émigrants partent vers l’Ouest, encouragés par le gouvernement. Lorsque de l’or est découvert en Californie, en 1848, les gens s’y ruent dans l’espoir de faire fortune. Ainsi, durant presque tout le XIXe siècle, l’Ouest américain reste un territoire sauvage, non civilisé et dangereux, refuge de bandits.

La croissance des États-Unis amène les colons à s’établir dans des régions occupées par des Amérindiens, auxquels on promet d’abord la paix, mais qu’on dépossède rapidement de leurs territoires. Certaines tribus, qui se battent férocement, sont complètement anéanties. Les soldats et les colons blancs massacrent également les troupeaux de bisons des plaines, affamant ainsi les tribus restantes. Ainsi, vers 1890, la plupart des Indiens ont été capturés et parqués dans des réserves gardées par des soldats.

Cependant, au milieu du XIXe siècle, le nord et le sud du pays semblent des nations fort différentes. Le Nord, très industrialisé, compte de nombreuses grandes villes, alors que le Sud est voué à l’agriculture, principalement la culture du coton et du tabac, qui poussent dans de vastes plantations où travaillent des milliers d’esclaves africains. L’esclavage ayant été aboli dans le Nord, cette situation engendre de violentes controverses entre nordistes et sudistes, qui entraîneront la guerre de sécession. En 1860, l’élection à la présidence d’Abraham Lincoln, opposé à l’esclavage, mécontente les sudistes, qui décident de constituer un pays indépendant. Mais le gouvernement américain réplique que les États du Sud n’ont pas le droit de faire sécession, et la guerre civile éclate en 1861 : la guerre de Sécession. Elle opposera la Confédération (les États du Sud) à l’Union (les États du Nord) pendant quatre ans. Si les troupes de l’Union ont plus de moyens, les confédérés ont de brillants généraux et se battent férocement pour leur indépendance. Cependant, après la bataille de Gettysburg que remportent les Yankees (les soldats de l’Union) en 1863, les nordistes gagnent rapidement du terrain, brûlant et détruisant fermes et villes sur leur passage, et empêchant les confédérés de s’approvisionner en vivres et en armes en bloquant le port. En 1865, le Sud est presque entièrement dévasté et les confédérés capitulent. Les États-Unis sont à nouveau unifiés, l’esclavage est aboli et des milliers de Noirs sont libérés. Mais les animosités ne cessent pas pour autant et, cinq jours après la fin de la guerre, Abraham Lincoln est assassiné par un confédéré en colère. Les Noirs, quant à eux, continuent d’être très mal traités dans de nombreuses régions du Sud.

En somme, à la fin du XIXe siècle, les États-Unis d’Amérique s’étendent de l’Atlantique au Pacifique et le pays est prospère, en dépit des guerres contre les Indiens et de la guerre de Sécession.