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© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach

C’est le développement de la presse, au XIXe siècle, qui permet une diffusion plus importante de la littérature. En effet, alors même que le combat pour la liberté de la presse (consacrée par la loi de juillet 1881) fait rage, de nombreux écrivains, de Chateaubriand à Zola, publient dans les journaux des articles, des critiques, des lettres d’opinion.

En 1836, avec La Presse, Émile de Girardin crée le journal moderne, à prix modeste grâce à la publicité et à l’importance de la diffusion. La littérature trouve sa place dans ce journal à travers le roman feuilleton, promis à un énorme succès – de nombreux romans de Balzac, d’Eugène Sue (Les Mystères de Paris, par exemple) et d’Alexandre Dumas (dont Les Trois Mousquetaires), entre autres, paraîtront sous cette forme.

À la fin du siècle, les progrès techniques permettent une diffusion encore plus importante et le développement d’une presse très populaire, qu’on vend maintenant au numéro et non plus par abonnement : Le Petit Journal, par exemple, tire à un million d’exemplaires en 1900. Apparaît alors une distinction plus nette entre les lectures du public cultivé et les romans feuilletons, qualifiés de « populaires », diffusés par les journaux à grand tirage1.

C’est ainsi que le statut de l’écrivain se trouvera modifié. Il peut maintenant vivre de sa plume (le droit d’auteur existe depuis la fin du XVIIIe siècle), cependant il est maintenant largement tributaire non seulement de son éditeur, mais des goûts du public, qu’il doit satisfaire pour vendre. Les auteurs bénéficient cependant alors d’une grande considération sociale. Leur notoriété vaut même à quelques-uns une autorité morale ou politique – qu’on pense à Lamartine ou à Hugo, qui a eu droit à des funérailles nationales en 1885. Toutefois, il arrive aussi souvent qu’écrivains et artistes se sentent incompris, isolés dans une société égoïste et matérialiste où la littérature ne fait figure que de simple divertissement ; ce malaise est déjà présent dans le mouvement romantique (dans les écrits d’un Musset ou d’un Gérard de Nerval, par exemple, sans compter ceux de Gautier – on n’a qu’à penser à la préface de Mademoiselle de Maupin pour s’en convaincre) comme il le sera plus tard chez Baudelaire.

Ainsi, époque de bouleversements tant économiques que sociaux, le XIXe siècle est traversé de nombreuses contradictions qui se retrouvent aussi dans la condition de ses écrivains.



1. Ce qui explique le mépris dans lequel sera tenu un auteur comme Alexandre Dumas, par exemple, dont les écrits sont fort populaires auprès du public.