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© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach

Eugène Delacroix, Les Massacres de Scio
(Musée du Louvre)
Tous les auteurs s’entendent pour dire que plusieurs facteurs sont en cause dans la naissance de ce nouveau courant littéraire.
D’abord, il y a ceux qu’on a nommé plus tard les « préromantiques » et qui, comme Jean-Jacques Rousseau au XVIIIe siècle (avec Julie ou la Nouvelle Héloïse, les Rêveries du promeneur solitaire et les Confessions) ou Chateaubriand au tournant du XIXe siècle (avec Atala, en 1801, René, en 1802 et le Génie du christianisme, en 1802) ont écrit des textes où se font sentir à la fois le besoin de parler de soi et l’amour de la nature. Déjà, chez ces deux grands auteurs, l’émotion et la passion l’emportent sur la raison. Chez Rousseau, l’intérêt pour l’analyse psychologique et la description des mouvements de l’âme sont tels que ses écrits ne ressemblent en rien à ceux de ses contemporains. Chez Chateaubriand, l’ennui des personnages est si représentatif du mal du siècle que Gautier a dit de lui qu’il avait « inventé la mélancolie moderne ». Germaine de Staël a aussi contribué à faire pénétrer le mouvement en France avec de la Littérature (1800) et de l’Allemagne (1810), où elle exalte le rôle de l’inspiration et du génie et où elle affirme que la littérature de l’avenir reposera sur une totale liberté de l’imagination.
Ensuite, il y a l’influence étrangère. Celle des Allemands, d’abord, à travers Goethe, dont on découvre les Souffrances du jeune Werther (1774) et Faust (1775), et Schiller, avec la pièce Guillaume Tell. Celle des Écossais, aussi, à travers Walter Scott et ses romans historiques (dont Ivanhoé, portrait de l’Angleterre à la fin du XIIe siècle). Celle des Anglais, enfin, à travers nombre de poètes (Percy Shelley, John Keats, Lord Byron – dont la vie est souvent aussi inspiratrice que les écrits) et à travers le théâtre shakespearien.
Enfin, il y a les circonstances historiques et politiques qui permettent l’éclosion du mouvement romantique en France. En effet, si la Révolution de 1789 a privé d’aucuns de l’enseignement des collèges (et pas des moins grands : Hugo, Lamartine, Vigny furent de ceux dont l’instruction fut décousue), cela ne leur fut que bénéfique, en leur permettant de se forger un goût plus personnel, moins soumis à la tradition classique. Plus encore, la chute de l’Empire entraînera avec elle la future carrière des jeunes d’alors, qui se voient brusquement privés de leurs grandes ambitions – ils sont désœuvrés et cherchent à tromper l’exaltation qui leur reste en se satisfaisant par les passions lyriques et les aventures romanesques des livres.