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© 2000-2014 Josée Larochelle, Edwin Rossbach
À propos du romantisme, Baudelaire a écrit : « Le romantisme n’est précisément ni dans le choix des sujets ni dans la vérité exacte, mais dans la manière de sentir. Ils l’ont cherché en dehors, et c’est en dedans qu’il était seulement possible de le trouver » (Salon de 1846). Plusieurs auteurs reprendront cette idée :
Le romantisme ne réside pas en telle œuvre, en telle technique ou en tel thème : il est un climat, le climat de la société de tout un siècle, né sous le signe de la Révolution, grandi dans le prestige de Napoléon [...], appelé par les curiosités de l’exotisme, tourmenté par une crise religieuse et morale, qui le cahote de la foi au désespoir, de l’individualisme le plus passionné aux plus larges aspirations humaines (P. Moreau, préface de Musique et littérature sous la monarchie de Juillet, par J.-M. Bailbé).
Cette manière de sentir, ce climat, c’est d’abord un malaise existentiel que vivent les jeunes. C’est l’impression d’être laissés-pour-compte à la fois par l’histoire et par la société de leur temps, d’être incompris. C’est la sensation de vivre dans un monde sans repères. C’est une éternelle incertitude, une éternelle insatisfaction. C’est une sensibilité blessée, une mélancolie exacerbée par l’alternance des désirs et des doutes, des enthousiasmes et des chagrins. C’est, enfin, un profond sentiment d’ennui – c’est le mal du siècle.
Afin de fuir ce sentiment, les jeunes romantiques se replient sur eux-mêmes et donnent prééminence à leur vie intérieure. Afin de l’exorciser, ils écrivent, ils peignent, ils sculptent, ils gravent. Ils ont le sentiment d’être en marge du monde et tentent de tromper leur désarroi en soutenant que la souffrance est le privilège des âmes hors du commun, ce qui les amène, en bout de ligne, à rechercher l’unicité, l’anticonformisme, la marginalité. Paradoxalement, les romantiques souhaitent à la fois entretenir les souffrances de leur âme, qui sont une source d’inspiration, et les apaiser. Cet apaisement trouve deux sources : d’abord, dans la contemplation de la nature – où, s’il arrive quelquefois qu’ils trouvent du réconfort à travers les paysages, il arrive aussi qu’ils se heurtent à l’hostilité des forces destructrices qu’elle sait déchaîner – ; ensuite, dans le sentiment religieux, où les superstitions, le mysticisme et l’occultisme ne sont pas sans trouver leur place. En effet, le rationalisme profane du XVIIIe siècle et l’athéisme des Révolutionnaires semble avoir laissé un vide, une faille, une fissure dans l’âme humaine que tentent de réparer les jeunes romantiques. L’inaptitude du réel à répondre à ses attentes peut amener l’écrivain romantique sinon à croire en l’existence d’un monde idéal et spirituel, d’un dieu compréhensif, du moins à le souhaiter.
Pour le définir, nous dirons donc, en somme, que le romantisme est un courant littéraire où domine le lyrisme, qui connut son apogée entre 1827 et 1848, mais qui a perduré pendant tout le XIXe siècle et qui a eu une influence considérable non seulement sur la littérature, mais sur l’art et la société en général.