Accueil

 

Le Moyen Âge

La Renaissance 

Le XVIIe siècle

Le XVIIIe siècle

Le XIXe siècle

Le XIXe siècle (1801-1900)

Une politique tourmentée

Napoléon et l'Empire

La Restauration

La Restauration (2)

La Monarchie de Juillet

La Seconde République

Le Second Empire

L'industrialisation

L'instruction

Le colonialisme

L'Afrique

Le Canada

Les États-Unis

Essor littériare

La Troisième République

Mouvements littéraires

Le Romantisme

Origines

Définition

Les principes esthétiques

Le credo romantique

L'inspiration romantique

Les thèmes romantiques

Le héros romantique

Le romantisme aujourd'hui

Chateaubriand

Victor Hugo

Victor Hugo (2)

Théophile Gautier

Théophile Gautier (2)

Lamartine

Musset

Nerval

George Sand

La musique romantique

Chopin

Wagner

Le Réalisme

Origines

Définition

Qu'est-ce qui a changé?

Les thèmes réalistes

Le réalisme aujourd'hui

Stendhal

Balzac

Flaubert

Guy de Maupassant

Guy de Maupassant (2)

Zola

Le Parnasse

Le Symbolisme

Origines

Définition

Qu'est-ce qui a changé?

Les thèmes symbolistes

Suites du symbolisme

Baudelaire

Nelligan

Verlaine

Rimbaud

Le Fantastique

Gautier

Maupassant

Poe

Le XXe siècle


Théorie littéraire

Analyses

Blogue

Courriel

© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach
Jugeant le classicisme suranné et stérile1 , les romantiques se tournent vers ce que les classiques avaient laissé de côté : le moyen âge, la renaissance et le baroque. Ils y découvrent des auteurs dont les préoccupations sont proches des leurs : l’existence futile, la mort inexorable, l’espoir de rédemption dans l’art, le désir de choquer pour éveiller, l’amour du contraste, l’imagination et l’invention comme valeurs suprêmes en art. On veut de la grandeur et de la beauté, plutôt que de la mesure et du vraisemblable. Ce qu’on cherche, c’est la liberté – la liberté dans l’art comme dans la société. C'est ce que représente le credo romantique : l’artiste doit pouvoir se permettre toutes les libertés en autant qu’elles servent son art. C’est ainsi que la versification, par exemple, se trouve fortement assouplie par Victor Hugo, dont la Préface de Cromwell expose la théorie romantique telle qu’il la conçoit. On refuse donc les limites et les frontières, celles du monde extérieur comme celles du monde intérieur.
L’exotisme est en effet à l’honneur. C’est une façon de satisfaire le désir d’évasion, de sortir de soi-même. On peut le retrouver dans les récits historiques (Notre-Dame de Paris), les récits de voyage (España) ou les romans dont l’action se déroule dans des lieux et temps lointains (le Roman de la Momie, Salammbô). L’Égypte exerce une fascination particulière sur l’imaginaire romantique en raison de son statut de berceau de toute civilisation et de son obsession de l’immortalité. Le XIXe siècle est aussi un siècle où on voyage de plus en plus et de plus en plus loin. De ces périples, les artistes ramènent des paysages, des coutumes, des philosophies, qui marquent l’imaginaire. C’est à cette influence que l’on doit, entre autres, l’utilisation des paradis artificiels – autre moyen d’évasion et source d’inspiration. De nombreux artistes font l’expérience de l’opium (Musset) et du haschisch (Gautier, Baudelaire, Nerval). Leurs visions servent leur art dans des poèmes ou des nouvelles. Mais déjà, le romantisme est fracturé.


1. L’inspiration classique semble épuisée – les dramaturges ne cessent de plagier encore et toujours les pièces de Corneille et de Racine (avec plus ou moins de talent et de succès, il faut dire). Le plus grand auteur du XVIIIe siècle, Voltaire, a écrit un nombre considérable de tragédies dont plus aucune n’est jouée – quand on sait que le théâtre était le divertissement public le plus couru, on comprend qu’il était temps de le renouveler. C’est d’ailleurs ce à quoi se sont employés en premier lieu les jeunes romantiques (Cromwell, Hernani, etc.). Quant à la poésie, qui pourrait citer un poème du XVIIIe siècle ? Boileau, auteur l’Art poétique au XVIIe siècle, était le seul dont les vers retentissaient encore aux oreilles des jeunes romantiques, mais ils étaient sans vie, doctrinaires et étouffants.