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© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach
En 1836, Gautier est engagé par La Presse pour écrire la chronique artistique. Il y publiera environ deux cents articles : critiques d’art, critiques littéraires, récits de voyage, nouvelles. Il collaborera avec la revue jusqu’en 1855.

La même année, il a un fils, Charles-Marie Théophile, avec Eugénie Fort, qu’il refuse d’épouser. Il est donc provoqué en duel par le frère de sa maîtresse (il habite alors avec celle qu’on surnomme « la Victorine », avec laquelle il entretient une relation orageuse et qu’il quittera en 1839). Mais le duel est évité, Gautier reconnaissant son fils un mois après sa naissance. En 1843, il fait la rencontre d’Ernesta Grisi, sœur de la danseuse Carlotta, dont on dit qu’il a toujours été secrètement amoureux. Il en a deux filles : Judith, qui naît en 1845, et Estelle, qui naît en 1847. Il entretiendra d’autres liaisons (entre autres avec Marie Mattei, de 1849 à 1852) et finira par quitter Ernesta en 1866, la tenant pour responsable du mariage de Judith à Catulle Mendès, qu’il n’approuvait pas.

À partir de 1840, Gautier fait de nombreux voyages dont il gardera des souvenirs importants qui teinteront souvent ses œuvres d’exotisme – qu’on pense à l’Égypte ancienne du Pied de momie et du Roman de la momie (1858), à l’antiquité romaine d’Aria Marcella (1852), ou encore à España (1845), sans compter tous les nombreux carnets de voyages qu’il a publiés dès 1845.

Gautier est un écrivain prolixe dont les œuvres sont fort variées. S’il est admiré par plusieurs – Baudelaire, entre autres, saluera en lui le génie de la langue et des lettres françaises et lui dédicacera Les Fleurs du mal – d’autres, en revanche, comme Émile Zola, lui reprocheront sa facilité à manier les mots et une recherche esthétique « excessive » dans l’emploi de son vocabulaire. Il sera d’ailleurs refusé à quatre reprises à l’Académie française. C’est malheureusement cette image de l’œuvre de Gautier qui est souvent reprise par les historiens de la littérature (on pense à Émile Faguet, par exemple, qui a reproché à Gautier d’être « étranger à tout usage viril de la plume », ou à tous ceux qui critiquent la vacuité de ses romans)… quand on prend la peine de mentionner son nom.

Attristé par la guerre franco-prussienne de 1870 (la chute de l’Empire ruinant ses espérances et l’obligeant à recommencer sa vie) et malade, Gautier meurt le 23 octobre 1872. Il est enterré à Montmartre.

Sources :
Le Petit Robert 2. Dictionnaire de culture générale (1993)
Chronologie de la vie de Théophile Gautier, établie par Pierre Laubriet, ancien président de l'Université Paul Valéry (Montpellier III) d'après l'édition de la Correspondance Générale de Théophile Gautier éditée par Claudine Lacoste-Veysseyre, 12 vol., Droz, Genève-Paris, 1985-2000. Mise en ligne par la société Théophile Gautier (http://www.theophilegautier.net/)
Calais, Étienne, et René Doucet, Précis de littérature par genre et par siècle, Paris, Magnard, 1996
Charles Le Goffic, article «Théophile Gautier» de La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Réalisée par une société de savants et de gens de lettres sous la direction de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus [et al.]. Réimpression non datée de l'édition de 1885-1902. Paris, H. Lamirault, [191-?]. Tome dix-huitième (Franco-Gonon), p. 620-621. Mise en ligne par l’Encyclopédie Agora (http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Theophile_Gautier)