Mais ce bon vivant, sportif et débordant de sensuelle vitalité, compagnon recherché, est progressivement assombri par des troubles nerveux – suites d’une syphilis contractée à 27 ans – et la hantise de la mort. En fait, dès 1876, il souffre d’atroces migraines (qu’il soigne à l’éther) qui ne feront que s’aggraver sous l’effet d’une vie plutôt dissolue. La maladie suivant son cours, elle ira jusqu’à paralyser l’un de ses yeux et à provoquer chez lui des hallucinations. La vérole le martyrisera jusqu’en 1892, année où il tente de se suicider et sombre définitivement dans la folie. Il est alors interné pendant un an et demi. Il meurt à Paris le 6 juillet 1893, après un an d’agonie, des ravages de la syphilis, maladie considérée à l’époque comme bénéfique, donnant à l’homme une nouvelle vigueur, dont on se vantait même (et dont sont morts tant de grands hommes de la littérature, de Flaubert à Baudelaire en passant par Daudet, sans parler du grand philosophe Nietzsche).
La tombe de Maupassant se trouve au cimetière Montparnasse, à Paris.
Sources :
BURY, M., article « Guy de Maupassant » dans le Dictionnaire universel des littératures, sous la direction de Béatrice Didier, Paris, PUF, 1994.
CALAIS, Étienne, et René DOUCET, Précis de littérature par genre et par siècle, Paris, Magnard, 1996
Julaud, Jean-Joseph, La Littérature française pour les nuls, Paris, Éditions générales First, 2005
MASSON, Nicole, Panorama de la littérature française, Paris, Éditions d’Organisation, 2007
Le Petit Robert 2. Dictionnaire de culture générale (1993)