Histoire de la littérature française
Suites du symbolisme

Très rapidement, le mouvement symboliste s’essouffle. Après tout, comment aurait-il pu en être autrement ? La nature même du courant, où rien n’est dit et où tout est question d’interprétation « onirique », empêchait toute forme de cohésion : le symbolisme était trop personnel pour survivre comme mouvement. D’ailleurs, très vite, le courant s’est fragmenté, chaque auteur se réclamant de sa propre école.

Le paysage littéraire de la fin du XIXe siècle est très divers. D’aucuns tiennent mordicus au symbolisme moribond. Le romantisme réapparaît avec Edmond Rostand – dont la pièce Cyrano de Bergerac est toujours lue et jouée aujourd’hui. Quant au réalisme et au naturalisme, ils continuent à survivre avec Zola, Goncourt, etc. En fait, la distinction entre les différents courants littéraire commence déjà, à ce moment, à devenir plus floue – bien qu’elle ne « s’effacera vraiment », si l’on peut s’exprimer ainsi, que dans la postmodernité.