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28 octobre 2005

Connaissez-vous Jamil?

Connaissez-vous Jamil?

À une époque enlisée dans le politiquement correct, à une époque où il est plus facile de montrer à la télévision un meurtre qu'un sein ou qu'une fesse, à une époque, efin, pataugeant dans la bêtise "censuriste", quel plaisir que de tomber sur quelqu'un comme Jamil. Il me fait penser à Brel, il me fait penser à Brassens, il me rappelle Vian et Gainsbourg, mais il n'est aucun d'eux. Il n'est pas plus Jean Leloup que Charles Trenet non plus, mais il est un peu de tout cela.

N'y cherchez pas la poésie de Verlaine ou Hugo, de Valéry ou d'Aragon, mais trouvez-y l'amour du mot, du double sens, de la langue... du jeu. Jamil n'a pas non plus oublié que les jeux de mots les plus savoureux sont souvent les plus tendancieux. D'ailleurs, il plonge souvent dans les fondements de l'être humain, mais ce n'est jamais de mauvais goût, et seul le plus prude des censeurs américain s'en offusquerait. Heureusement, nous n'en sommes pas encore là. Évidemment, on ne l'entend jamais à la radio, mais la radio, c'est pour la musique anglophone et les animateurs "chocs", pas pour les Jamil de ce monde.

Pitié pour les femmes est un pur plaisir. Pitié pour les bums, qui vient de sortir, est encore mieux. Il y avait longtemps que je n'avais plus ri à gorge déployée en écoutant un CD (bâiller à m'en décrocher la mâchoire, si). Pourtant, je me surprends à le faire chaque fois. Mais Jamil n'est pas un humoriste. Il est tout simplement... bon.