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© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach

24 décembre 2006

Joyeux Noël -- made in China

Je ne suis pas économiste, fiscaliste ni même quoi que ce soit en "iste". Si je l'étais, je serais plus riche et je m'arrangerais peut-être pour placer de la publicité sur ce site -- ce qui n'arrivera jamais, jamais, jamais. Mais je me désespère lorsque j'achète des pantalons et qu'il est impossible de trouver quoi que ce soit qui ne provienne pas de Chine. À quatre-vingts dollars pour des grimpants tout ce qu'il y a de plus commun, on ne va pas me faire croire qu'une compagnie qui les fabriquerait ici serait acculée à la faillite! Mais c'est toujours une question de coûts: pour quelques sous de moins l'article, on fait tout faire ailleurs. Je lisais d'ailleurs ce matin que Toyota, malgré des profits records, 13 milliards d'euros, licenciera 30 000 employés l'année prochaine.

La question n'est pas d'empêcher les investissements à l'étranger. Je n'ai rien contre les produits chinois: toutes les composantes de l'ordinateur sur lequel je tape ces mots viennent de Chine, et je serais fort malheureux sans lui. Autrefois, tout était made in Japan, puis ce fut Taiwan, maintenant, c'est China tout court -- on voit encore Mexico, Honduras ou Bengladesh, mais c'est plus rare. Et made in Canada, c'est l'exception.

Quand je dois acheter du pain, je vais à la boulangerie à côté de chez moi. Je fais pareil pour la pâtisserie, la poissonnerie, l'épicerie, etc. Autant que possible, j'achète dans ma communauté, des produits fabriqués dans ma communauté. Je crois que tout le monde devrait en faire autant. Évidemment, certains produits doivent absolument être importés: mon vin est français, mon café est équitable (je sais, cela ne signifie pas grand-chose, mais on fait ce qu'on peut) et vient peut-être de Colombie. Mais des pantalons! Et ne me parlez pas de bottes... Qui connaît mieux l'hiver que nous? Pourtant, il n'y a plus moyen d'acheter des bottes fabriquées ici. Elles viennent toutes de... Chine, même les marques bien d'ici.

Enfin, cessons un peu de nous plaindre. C'est Noël. Mes meilleurs voeux à tous en ce premier Noël québécois sans neige en trente-cinq ans. Et notre premier ministre qui ne croit pas au réchauffement climatique... Mais ça, c'est pour un autre jour.