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© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach

21 juin 2005

Sans titre

C'est l'été! Enfin!

Et le moment est venu pour quelques considérations impromptues sur l’enseignement de la littérature.

Josée et moi sommes toujours confrontés au même problème au début d’un trimestre (en fait, bien avant son début parce que nous nous y prenons tout de même un peu d’avance) : que faire lire à nos étudiants? Il faut, évidemment, que ce soit intéressant; que ce soit analysable, c’est-à-dire qu’il soit possible d’en dire quelque chose d’intelligent, d’intelligible et, avec un peu de chance, d’original (ce qui est plus difficile à trouver qu’on ne se l’imagine); que cela réponde aux directives du département, de l’institution et du Ministère; finalement, qu’il existe une édition relativement bien faite et bon marché. Ce dernier critère est d’ailleurs plus important qu’on ne serait porté à le croire de prime abord.

Ce problème est d’autant plus important lorsque nous devons monter un nouveau cours, comme c’est le cas pour Josée cet été avec Littérature et autres arts. L’ennui, c’est qu’on est toujours, semble-t-il, obligé de traiter de périodes très vastes. Par exemple, ce cours qu’elle est en train de travailler doit toucher à la peinture, à la sculpture, à l’architecture, à la musique et à la littérature depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours – et je trouvais que le premier cours de littérature au collégial, couvrant une période s’étendant du Moyen-Âge au dix-huitième siècle, relevait de la folie!

Je ne sais pas ce qu’on espère que les étudiants apprendront lorsqu’on imagine des cours pareils. Approfondir toute la littérature française depuis le Moyen-Âge jusqu’à la Révolution française en soixante heures (et je ne compte pas le temps dévolu aux évaluations) est une impossibilité. Une vie ne suffirait pas. On peut tout au plus espérer la survoler – à une altitude à donner le vertige aux alpinistes les plus chevronnés. Il va sans dire que d’ajouter d’autres arts et de commencer avec Périclès n’améliore pas les choses..

Voilà! Ça va mieux.

En fait, ce que je voulais dire, c’est que si vous avez des suggestions de lecture, des romans, des essais, des recueils de poésie, des nouvelles, etc., n’hésitez pas à nous en faire part. La saison estivale est celle des découvertes : en théorie, c’est le moment où nous avons le plus de temps pour lire pour notre « plaisir ». Si vous avez lu un livre qui vous a particulièrement plu, si vous pensez que des étudiants de dix-sept à vingt ans pourraient l’apprécier aussi, pourquoi ne pas partager votre bonheur? Écrivez-nous!

J’ai souvent suivi des cours en me disant que le prof était bête de ne pas avoir songé à employer telle œuvre plutôt qu’une autre. Maintenant que j’enseigne moi-même, je me rends compte que ce n’était pas nécessairement de la mauvaise volonté. On ne peut pas tout savoir. Mais si on sait écouter les conseils, ce n’est pas grave.